Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Chiffrer et déchiffrer par Chawki Amari

Publié par The Algerian Speaker sur 6 Janvier 2014, 21:46pm

Catégories : #Point zero de chawki Amari

2013 étant passé comme un train de marchandises, ne reste plus qu'une centaine de jours avant l'élection majeure d'avril qui doit décider lequel d'entre tous les Algériens dirigera officiellement le pays. Si Sellal, le plus probable des futurs présidents, a déjà commencé le lâchage d'enveloppes et l'impression de billets dans la grande tradition de la rechqa tribale du pré-mariage, il faut s'attendre pour les jours qui viennent à des bombardements de chiffres. Car en Algérie, en guise de bilan, on ne regarde jamais le classement du pays dans divers secteurs sur les tableaux internationaux, mais on contemple les chiffres, qu'ils soient vrais ou faux, pour déréaliser par la bureaucratie un état de fait que chacun peut voir de ses propres yeux.

Tout comme on ne s'inscrit pas dans le pragmatisme mais le lignage idéologique, Sellal étant l'enfant de Bouteflika, il faut présenter le bilan du père pour donner du futur au fils. Sans chercher l'origine de sa mauvaise gouvernance et son insistance à ne pas vouloir rejoindre les pays émergents, l'Algérie fonctionne essentiellement sur des chiffres. Celui des réserves de changes, qui a, certes, fondu, mais reste appréciable.
Celui de la croissance économique, très moyenne mais appréciable en ces temps de crise mondiale, le chômage, qui serait passé comme par magie sous la barre des 11%, ou les millions de logements, qui sont en réalité des promesses de construction pour la plupart.

A contrario, nous n'aurons pas le nombre de suicidés ou celui des harraga partis en mer, ni la moyenne d'âge ou la fortune personnelle des dirigeants. A quoi servent les chiffres ? A quantifier une action sans en définir la qualité, autrement dit chiffrer sans déchiffrer. Un chiffre ? Selon une étude, 75% des gouvernants auraient une fortune personnelle illégalement acquise. Selon une autre étude, 25% des gouvernants aimeraient quitter leur fonction.

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